Foto: Ehemaliger Grenzübergang beim Zollamt / Image: Ancien passage de frontière à Reinheim Die originärsten Sehenswürdigkeiten des Grenzraumes sind die unscheinbarsten: 190 Standorte mit Grenzsteinen unterschiedlichen Alters. Sie tragen Jahreszahlen wie 1826, 1920, 1967, 1979, 1989 und erzählen davon, dass Frankreich nach Bayern blickte, später in das Saargebiet als Völkerbundmandat nach dem ersten Weltkrieg, auf das Deutsche Reich nach 1935, später hinüber ins Saarland nach 1955, in das damals jüngste Bundesland der Bundesrepublik Deutschland.
   

Vielfach stehen sie versteckt unter Gehölz, einige fehlen auch. Man übersieht sie eher oder sieht sie nur gelegentlich.

Nicht viel spektakulärer sind die meisten, inzwischen auch vielfach veränderten Zollhäuser in den Ortschaften (mit den einstigen Dienstwohnungen der Zollbeamten) oder an den Grenzübergängen (z. B. die offiziellen Zollämter). Eines hat aber eine herausgehobene Bedeutung: das Zollmuseum im ehemaligen Zollamt in Habkirchen, das auf 300 Jahre Grenz- und Zollgeschichte blickt - nebst Zöllnerwohnhaus, nebst Grenzstein an der Freundschaftsbrücke zum französischen Frauenberg. Der Leiter, Manfred Nagel, ist selbst ehemaliger Zollbeamter und engagierter Sammler.

 

Nicht sichtbar, aber keineswegs uninteressant sind die zahlreichen Schmugglergeschichten und Erzählungen über die Riwwer unn Niwwer im Wandel der Zeiten (siehe CD-ROM über die Grenznachbarn von Reinheim und Bliesbruck). Neuerdings gewinnt die Grenze wieder an Bedeutung - für die Kultur und den Tourismus. Eine Reihe von Festlichkeiten wie das Brückenbogenfest in Reinheim oder das Brückenfest in Habkirchen erfreut sich jedes Jahr wachsender Beliebtheit.

 

Erstmals 2012 beteiligte sich der Männergesangsverein Peppenkum an den Feierlichkeiten zum Gedenken an den 23. Februar 1945, als in der Nachbargemeinde Erching bombardiert wurde und 44 Menschen umkamen.

 

Am 5. Mai 2012 schreibt Rudolf Hertel, der Betreiber der "Fuhrhalterey Myndenbach" nach einer Kutschfahrt im Rahmen der zweiten Wanderung auf dem FreundschaftsParrCours im Bickenalbtal am 28.4.2012 in einer e-Mail: "Herzlichen Dank für die Zusendung Ihrer Bilder, die einen guten Eindruck von jenem tollen Tag "à la frontière" geben. Uns hat es riesigen Spaß gemacht von dem "alten Zweibrücker Land" ins "Herzogtum Lothringen" und zurück zu fahren."

 


Bild: Flagge Button Frankreich

 

Les témoins les plus authentiques de l'espace frontalier sont les moins en vue: 190 emplacements de bornes en pierre, de différentes époques. Les années qui y sont gravées - 1826, 1920, 1967, 1979, 1989 - nous racontent des étapes: la France regardant vers la Bavière, vers le bassin de la Sarre sous mandat de la SDN après la première guerre mondiale, vers le Reich allemand après 1935 puis, après 1955, de nouveau vers la Sarre, alors le plus jeune land de la République fédérale d'Allemagne. Certaines sont enfouies dans le sous-bois, d'autres ont disparu. On ne les remarque pas ou si peu.

   

Guère plus en vue et souvent méconnaissables après transformation: la plupart des anciennes douanes avec les logements de fonction des agents dans les villages ou les Douanes aux postes frontières. Une seule échappe vraiment à l'anonymat: le musée des douanes dans l'ancienne douane de Habkirchen retraçant trois siècles de contrôle et de frontière, avec le petit pavillon du douanier et la borne, à deux pas du Pont de l'amitié reliant Habkirchen à Frauenberg, côté français. Douanier dans sa première vie, Monsieur Manfred Nagel, un collectionneur chevronné, dirige aujourd'hui ce musée.

 

Discrètes mais hautes en couleurs: les nombreuses histoires de contrebande au fil du temps, celles des Riwwer unn Niwwer, en patois (voir aussi le CD-ROM sur les riverains de Reinheim et de Bliesbruck). Depuis quelque temps, la frontière retrouve un peu de son lustre - sous forme d'animations culturelles et touristiques. Année après année, des festivités, tel le Brückenbogenfest à Reinheim ou encore le Brückenfest à Habkirchen, attirent un nombre croissant de personnes.

 

Et, en 2012, le choeur d'hommes de Peppenkum a pris part pour la première fois à la commémoration du 23 février 1945, date du bombardement de la commune limitrophe d'Erching; 44 personnes y avaient trouvé la mort.

 

Le 5 mai 2012, après le retour en calèche dans le cadre de la deuxième randonnée du 28 avril 2012 le long du "Parrcours de l'amitié" dans la vallée de la Bickenalbe, Rudolf Hertel, caléchier de la "Fuhrhalterey Myndenbach" précise dans un courriel: "Je vous dis merci pour l'envoi des photos qui rendent bien la bonne ambiance de cette journée formidable "à la frontière" (en français dans le texte allemand). Nous avons pris un immense plaisir à assurer la navette entre le 'vieux pays de Deux-Ponts' et le 'duché de Lorraine'."